Lettre de Loëtitia Carougeat aux Troyennes et Troyens

Madame, Monsieur, Bonjour,

Je suis née à Romilly-sur-Seine. À huit ans, je déménage à Troyes aux Quartiers-bas, dans une usine textile troyenne : FRAFOR ; je vais à l’école primaire des Tauxelles.

Mon enfance est rythmée par les bruits de notre ville : les ouvrières et les bonnetiers de l’usine qui parlent en fumant avant d’aller travailler, la sirène du mercredi midi, les cris des enfants dans la cour de récréation…

Ma jeunesse, c’est aussi celle des couleurs, celles qui changeaient les reflets naturels de la Seine par les rejets de la Teinturerie Est-Ouest : un jour rose, un jour bleu… Mais aussi celle des odeurs avec les abattoirs tout proches et le sang qui colorait les rigoles ; la cathédrale et le canal que je longeais en allant au collège des Jacobins…

À l’âge de 16 ans, je vis seule, je travaille comme réceptionniste au Royal Hôtel, tout en continuant le lycée, puis mes études supérieures. Après deux ans à la fac d’histoire qui vient d’ouvrir à l’Hôtel-Dieu, je m’oriente, par nécessité et pour entrer plus vite dans la vie active, vers un autre cursus à l’IUT de Troyes. Je termine par une spécialisation à l’École de commerce qui vient de déménager du boulevard du 14 Juillet vers l’avenue Pierre-Brossolette.

Diplômée en 98, j’intègre une grande entreprise où je travaille encore aujourd’hui. Je décroche un poste de responsable régionale des ventes pour manager une équipe de chargés d’affaires.

En 2008, le projet d’implantation d’un site de stockage de déchets nucléaires près d’Auxon, où je vivais alors, me pousse à m’impliquer dans les milieux écologistes.

En 2009, je suis élue au conseil d’administration des « Amis du parc ».

En 2015, je rejoins Aube-durable quand le projet d’incinérateur de La Chapelle-Saint- Luc est venu.

J’ai assisté à la transformation de Troyes… J’ai vu la diminution de son attractivité, la chute des emplois industriels, le déplacement de l’économie des commerces du centre-ville vers la périphérie.
Femme d’entreprise, de sensibilité écolo-centriste, j’ai aimé l’indépendance et le volontarisme de Chevènement en 2002, le « ni droite ni gauche » de Bayrou en 2007, la « Maison brûle » de Chirac en 2002 et son indépendance vis- à-vis des États-Unis en 2003…

J’ai travaillé avec Corinne Lepage, débattu avec Daniel Cohn-Bendit et Pascal Canfin.
Fin 2016, avec Philippe Beury, je décide de soutenir la candidature d’Emmanuel Macron en créant Troyes en Marche. C’est mon premier engagement politique véritable pour aller plus loin dans la transformation de la France, d’être ac- trice des sujets qui me tiennent à cœur, de faire évoluer cette société par la voie démocratique, par mon engagement sur l’écologie, la démocratie participative, l’économie, l’action.

Mon équipe et moi voulons permettre à Troyes d’être une ville d’excellence dans plusieurs domaines :

  • la démocratie : nous impliquerons les citoyens dans toutes les décisions qui les concernent,
  • le développement durable : nous ferons de Troyes une ville où l’on vit mieux qu’ailleurs tout en protégeant, ici et maintenant, l’avenir de la planète pour nos enfants,
  • l’emploi : nous créerons un emploi par jour soit 2 200 emplois dans notre mandat,
  • l’union : nous créerons une Commune nouvelle regroupant les quinze communes du Grand Troyes.

Mais ce projet n’est pas le mien, ce n’est pas celui des centaines de personnes qui travaillent avec moi depuis deux ans. Ce doit devenir le vôtre, le nôtre, le projet de tous les Troyens…

Share This